Photos

Get the Flash Player to see the slideshow.

Annuaire Orthodoxe

Où sont nos visiteurs

Visiteurs Récents

Homélie prononcée par p. Noël Tanazacq le 31 août 2008

Ecrit par Herve le Lundi 1 septembre 2008

Regardez l’homélie prononcée par p. Noël Tanazacq, qui nous a fait la joie de venir concélébrer hier dimanche 31 août.

Pour une meilleure compréhension de l’homélie, vous trouverez ci dessous l’ordo du jour.

Dimanche 31 août 2008, 11ème de Pentecôte ; ton 2. Saint Paulin de Trèves.

Tropaire de la Résurrection, t. 2 : Lorsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, / l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ; // et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau, / tous les anges dans les cieux se mirent à chanter : Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !//

Tropar Învierii, glas 2: Când Te-ai pogorât la moarte, Cela ce eşti Viaţa cea fără-de-moarte, atuncea iadul l-ai omorât cu strălucirea Dumnezeirii; şi când ai înviat pe cei morţi din cele de desubt, toate Puterile cereşti au strigat: Dătătorule de viaţă, Hristoase, Dumnezeul nostru, slavă Ţie!

Tropaire(s) de l’église ou du monastère. Gloire…

Kondakion de la Résurrection, t. 2 : Lorsque Tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant,/ l’enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ;// les morts se sont levés et, en te voyant, la création partage ta joie,+ Adam s’unit à l’allégresse ;/ et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours !//

Glasul 2: Înviat-ai din mormânt, Mântuitorule Atotputernice, si iadul vàzând minunea, s-a spàimântat, si mortii s-au sculat, si fàptura vàzând, se bucurà de Tine, si Adam împreunà se veseleste, si lumea, Mântuitorul meu, Te laudà pururea. Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ».//

Ou (usage grec) de la Nativité de la Mère de Dieu (8 septembre), t.4 : Joachim et Anne de l’humiliante stérilité, Adam et Eve de la mort et du tombeau, ensemble furent délivrés par ta naissance, ô Vierge immaculée, et on peuple en ce jour célèbre ta nativité, libéré, lui aussi, de l’esclavage du péché, et chante la Stérile qui enfante la Mère de Dieu, la Nourricière de notre vie.

Prokimenon dominical, t. 2 : Le Seigneur est ma force et mon chant/ et Il s’est fait mon salut.// V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.

Epître : 1 Co 9,2-12

Frères, si pour d’autres, je ne suis pas apôtre, je le suis du moins pour vous ; car le sceau de mon apostolat, c’est vous qui l’êtes, dans le Seigneur. Ma défense contre mes accusateurs, la voici. N’aurions-nous pas la liberté de manger et de boire ? N’aurions-nous pas la liberté d’être accompagnés partout d’une femme, d’une sœur, comme les autres apôtres, les frères du Seigneur et Céphas ? Moi seul et Barnabé n’avons-nous pas la liberté de ne pas travailler ? Qui sert jamais dans l’armée à ses propres frais ? Qui plante une vigne sans en manger les fruits ? Ou qui fait paître un troupeau sans se nourrir du lait du troupeau ? Cela n’est-il qu’un usage humain, ou la Loi ne dit-elle pas la même chose ? En effet, il est écrit dans la loi de Moïse : « Tu ne muselleras pas le bœuf qui foule le grain ». Dieu s’inquiète-t-Il des bœufs ? N’est-ce pas pour nous qu’Il parle ? Oui, c’est pour nous que cela a été écrit ; car il faut de l’espoir chez celui qui laboure, et celui foule le grain doit avoir l’espoir d’en recevoir sa part. Si nous avons semé pour vous les biens spirituels, serait-il excessif de récolter vos biens matériels ? Si d’autres prennent part de cette liberté à votre égard,  pourquoi pas nous à plus forte raison ? Mais nous n’avons pas usé de cette liberté. Nous supportons tout, au contraire, pour ne créer aucun obstacle à l’Evangile du Christ.

Alléluia dominical, t. 2 : Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu de Jacob te protège ! V : Seigneur, sauve le Roi, et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !

Evangile : Mt 18,23-25

En ce temps-là, (après avoir dit de pardonner soixante-dix-sept fois sept fois), Jésus dit cette parabole.

« Aussi le Royaume des cieux ressemble-t-il à un roi humain qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait ce bilan, quand on lui en amena un qui devait dix mille talents. Comme il n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre ainsi que sa femme, ses enfants et tout ce qu’il possédait, et de rembourser sa dette. Se jetant alors à ses pieds, le serviteur, prosterné, lui disait : « Sois patient avec moi, et je te rembourserai tout ! » Pris de miséricorde, le maître de ce serviteur le laissa aller et lui remit sa dette. En sortant, ce serviteur rencontra un de ses coserviteurs, qui lui devait cent pièces d’argent ; il le saisit et l’étouffait, en lui disant : « Rembourse ce que tu dois ! » Son coserviteur se jeta donc à ses pieds et il le suppliait en disant : « Sois patient envers moi, et je te rembourserai ! » Mais l’autre ne voulut pas : mais il le fit jeter en prison, jusqu’à ce qu’il eût remboursé ce qu’il devait. Voyant ce qui venait de se passer, ses coserviteurs furent profondément attristés et ils allèrent informer leur maître de tout ce qui était arrivé. Alors, le faisant venir, son maître lui dit : « Mauvais serviteur, je t’avais remis toute ta dette, parce que tu m’en avais supplié. Ne devais-tu pas, toi aussi, faire miséricorde à ton compagnon, comme moi-même je t’avais fait miséricorde ? » Et, dans sa colère, son maître le livra aux tortionnaires, en attendant qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi, conclut Jésus, que mon Père céleste fera avec vous, si chacun ne pardonne pas à son frère du fond de son cœur. »

În vremea aceea, a spus Iisus pîldà aceasta : « De aceea, asemànatu-s-a împàràtia cerurilor omului împàrat care a voit sà se socoteascà cu slugile sale. Si, începând sà se socoteascà cu ele, i s-a adus un datornic cu zece mii de talanti. Dar neavând el cu ce sà plateascà, stàpânul sàu a poruncit sà fie vândut el si femeia si copii si pe toate câte are, ca sà se plàteascà. Deci, càzându-i în genunchi, sluga aceea i se închina, zicând : Doamne, îngàduieste-mà si-ti voi plàti tie tot ! Iar stàpânul slugii aceleia, milostivindu-se de el, i-a dat drumul si l-a iertat si datoria. Dar, iesind, sluga aceea a gàsit pe unul dintre cei ce slujeau cu el si care-i datora o sutà de dinari. Si punând mâna pe el, îl sugruma zicând : Plàteste-mi ce esti dator. Deci, càzând cel ce era slugà ca si el, îl ruga zicând : Îngàduieste-mà si îti voi plàti ! Iar el nu voia, ci, mergând, l-a aruncat în închisoare, pânà ce va plàti datoria. Iar celelalte slugi, vàzând deci cele petrecute, s-au întristat foarte si, venind, au spus stàpânului toate cele întâmplate. Atunci, chemându-l stàpânul sàu, îi zise : Slugà vicleanà, toatà datoria aceea ti-am iertat-o, fiindcà m-ai rugat. Nu se càdea, oare, ca si tu sà ai milà de cel împreunà slugà cu tine, precum si eu am avut milà de tine ? Si mâniindu-se stàpânul lui, l-a dat pe mâna chinuitorilor, pânà ce-i va plàti toatà datoria. » Tot asa, a zis Domnul, si Tatàl Meu cel ceresc và va face vouà, dacà nu veti ierta – fiecare fratelui sàu – din inimile voastre.

Catéchèse : cet évangile commente le Notre-Père, actuel pour notre temps qui ne connaît que droits et devoirs.

1. « Remets-nous nos dettes comme nous les remettons à nos débiteurs » : faire pour autrui ce que Dieu fait pour nous…. Chacun exige d’autrui ce qu’il lui doit. Mais, pensons à la dette que nous avons envers Dieu – ces commandements que nous n’appliquons pas encore ! Dieu, non seulement nous a remis notre dette, mais Il a payé Lui-même sur la Croix notre grande dette d’amour et d’obéissance ; Il a  accompli Lui-même en son humanité toute la volonté divine.

2. La remise des dettes n’est pas seulement un devoir : elle est surtout un pouvoir charismatique inclus dans la grâce du saint baptême, de l’onction chrismale et de l’eucharistie. Elle est notre capacité, notre liberté royale de Peuple saint.

3. Par ce pouvoir le chrétien apporte à notre société ce qu’elle ne peut produire. Le pardon et la remise des dettes sont prophétiques. Ils sont à l’avant de l’Histoire. Ils anticipent le dernier Jour et le grand Tribunal de l’amour miséricordieux.

Be Sociable, Share!
Imprimer cet Article Imprimer cet Article

Laissez une réponse