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Commentaires sur l’icône de la Nativité

Ecrit par Herve le Mardi 23 décembre 2008

Premier commentaire sur l’icône de la Nativité
Le Christ naît – glorifiez-Le !

Voici, tu as terminé le puzzle et reconstitué l’image. Cette image, tu le sais, illustre la naissance de Jésus. C’est l’Icône de la Nativité. A sa Icône de la Nativité de Notre Seigneur manière elle raconte tout ce qui s’est passé au moment où Jésus est né. C’est pourquoi nous allons bien la regarder et la lire comme on lirait un livre. Commençons par le centre. On voit un petit enfant immobile, un nouveau-né, emmailloté et couché dans une mangeoire. Cette mangeoire évoque ici un tombeau. Pourquoi ? C’est une question à laquelle nous tacherons de répondre. Mais continuons notre découverte. Autour de la tête du nouveau né il y a une auréole et sur cette auréole, en regardant bien, tu verras trois marques : l’une en haut et deux de chaque côté qui forment avec l’axe du visage de l’enfant l’image de la Croix. On dit que c’est une auréole « crucifère » et c’est à cette auréole que l’on reconnaît Jésus. Le petit enfant couché dans la mangeoire n’est donc pas n’importe quel petit bébé. C’est Jésus le Fils de Dieu qui s’est fait homme, celui qu’on appelle aussi Emmanuel ce quoi veut dire en hébreu « Dieu est avec nous ». « Voici : la jeune fille est enceinte Et va enfanter un fils Qu’elle appellera Emmanuel » !

C’est avec ces mots que le prophète Isaïe a annoncé le mystère de la naissance de Jésus. Tout près de la mangeoire se tiennent deux animaux : le boeuf et l’âne. Il est normal qu’il y ait des animaux puisque Jésus a été couché dans une crèche. Néanmoins, depuis les temps les plus anciens on représente toujours ces deux animaux comme étant le boeuf et l’âne car il est écrit dans Isaïe : « le boeuf reconnaît son bouvier et l’âne la crèche de son maître ». Cela signifie que ces animaux reconnaissent l’enfant Dieu dans le petit bébé couché dans la crèche et par leur attitude humble et attentive ils se soumettent à lui.

La crèche se trouve à l’intérieur de la grotte, c’est à dire en fait près du bord de l’anfractuosité des rochers, plongée dans le noir absolu. Cette représentation n’est pas fortuite. Elle est symbolique, c’est à dire qu’elle a une signification au-delà de ce qui est visible. Le noir signifie évidemment les ténèbres. Et les ténèbres c’est aussi le mal, l’enfer. Mais ces ténèbres sont percées ici par la lumière de l’Etoile qui vient du ciel. De plus, le noir de la grotte contraste avec la blancheur des langes qui entourent le corps de Jésus. Ces langes ont l’allure de bandelettes ressemblant à celles dont on entourait les morts. Or tu te souviens qu’on s’était posé la question de savoir pourquoi la crèche avait la forme d’un tombeau. Si on récapitule tous ces signes on voit donc un enfant entouré de bandelettes mortuaires couché dans une sorte de tombeau, éclatant de blancheur dans l’obscurité d’une grotte et sur lequel brille l’étoile. C’est, dit dans le langage de l’icône, tout le sens de l’Incarnation. Dieu s’est abaissé jusqu’à devenir petit enfant, descendu au plus profond de la terre (la grotte dans le noir). Il s’est revêtu de la nature humaine et Il est prêt à assumer jusqu’au bout les conséquences de sa venue, c’est à dire le sacrifice sur la Croix (le tombeau et les bandelettes).
Près de Jésus se tient sa mère, la très pure Vierge Marie. Elle est allongée dans l’attitude un peu lasse d’une femme qui vient de mettre son enfant au monde. Légèrement accoudée, elle regarde Joseph, l’homme qui est assis en bas de l’icône. De sa main droite elle semble lui désigner l’enfant. La grande taille de la Mère de Dieu souligne son importance. Elle est auréolée et revêtue d’un manteau pourpre qui lui couvre aussi la tête et est marquée de trois étoiles en signe de sa virginité. La couleur pourpre de son manteau est à la fois la couleur du sang, symbole de vie et la couleur royale qui signifie ici la place exceptionnelle qu’elle tient en tant que femme. Poursuivons en regardant maintenant vers le haut de l’image. Sous l’arc de cercle bleu qui signifie le ciel se tient un groupe d’anges sur les deux flancs de la montagne, faisant ainsi la jonction entre le ciel et la terre. Le regard tourné vers la lumière et vers l’enfant ils glorifient Dieu et leur chant s’inscrit dans la ligne bleue du ciel : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre bienveillance parmi les hommes… »

Tout à fait en haut de l’icône, dans l’espace céleste, tu vois dans le petit arc formé des trois teintes de bleu, de plus en plus clair s’échapper un rayon lumineux en direction de la grotte et de la crèche où est couché l’enfant. A la fin de ce rayon brille l’Étoile. Dans certaines icônes, ce rayon se divise en trois – symbole de la Trinité. Ici aussi, provenant du triple cercle de lumière, il est le signe de Sainte Trinité qui vient doucement poser son éclat sur le fragile enfant.

Parmi tous les anges, deux, nettement détachés du groupe semblent avoir un rôle particulier. L’ange de droite guide les trois cavaliers qui chevauchent à vive allure en direction de la grotte. Tu auras sans doute reconnu dans ces cavaliers les trois rois mages. L’ange de gauche est penché vers les deux bergers, l’un âgé, l’autre très jeune et, à l’évidence, il leur dit quelque chose. C’est l’Ange du Seigneur dont l’évangéliste Luc parle dans son récit de l’enfance de Jésus. « Il y avait dans la contrée des bergers qui vivaient aux champs et qui la nuit veillaient tout à tour à la garde de leur troupeau. L‘Ange du Seigneur leur apparût et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté, et ils furent saisis d’une grande frayeur. Mais l’Ange leur dit : « rassurez-vous, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple ; aujourd’hui dans la cité de David un Sauveur vous est né, qui est le Christ Seigneur. Et ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né, enveloppé de langes et couché dans une crèche. Et soudain se joignit à lange une troupe nombreuse de l’armée céleste qui louaient Dieu en disant !

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix aux hommes qu’Il aime »

À la suite des paroles de l’Ange les bergers partent « en hâte » à Bethléem (la ville où est né le roi David) et trouvent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche. Puis émerveillés de tout ce qu’ils avaient vu, ils le font savoir autour d’eux. Ils sont les premiers à répandre la Bonne Nouvelle de la venue du Sauveur dans le monde. Revenons à gauche vers les rois mages. Ils sont représentés ici pendant leur voyage guidés par un ange. Souvent sur l’icône de la Nativité on les montre à leur arrivée, présentant au petit enfant leurs cadeaux. L’histoire des Rois mages nous est racontée par l’évangéliste Matthieu. Des mages, c’est à dire des personnages savants et importants venus d’Orient, sans doute de Perse, avaient lu dans les astres qu’un « roi des Juifs » venait de naître. Ils se mirent aussitôt en route vers la Palestine. Arrivés à Jérusalem ils virent le roi Hérode. Celui-ci, après s’être renseigné les dirigea vers Bethléem (qui est proche de Jérusalem). St Matthieu termine ainsi : « et voici que l’astre, qu’ils (les mages) avaient vu à son lever, les devançait jusqu’à ce qu’il vint s’arrêter au-dessus de l’endroit où était l’enfant. La vue de l’astre les remplit d’une grande joie. Entrant alors dans le logis ils virent l’enfant avec Marie sa mère, et, tombant à genoux, se prosternèrent devant lui ; puis ouvrant leurs cassettes, il lui offrirent un présent : de l’or, de l’encens et de la myrrhe ».

Résumons notre lecture de l’icône telle que nous l’avons faite à l’exclusion de la partie inférieure. L’enfant divin, nouveau-né est couché dans une crèche à l’intérieur d’une grotte. Sa mère, la Vierge Marie, est étendue près de lui. Les anges dans le ciel le glorifient et les bergers avertis par l’Ange du Seigneur le contemplent. Les mages sont en route pour lui rendre hommage et lui apporter des présents : « de l’or pur comme au Roi des siècles, de l’encens comme au Dieu de toutes choses, de la myrrhe comme à l’Immortel, mort de trois jours ». Comparons cette lecture avec le chant de Noël, le kontakion de Romain le Mélode :

« La Vierge aujourd’hui enfante celui qui surpasse tous les êtres et la terre offre une grotte à l’Inaccessible, les anges le glorifient avec les bergers et les mages font route avec l’étoile, car Il est né petit enfant pour nous, le Dieu d’avant les siècles. »

Tu vois comment l’icône correspond tout à fait à cette hymne composée au 6ème siècle par un très grand hymnographe Romanos dit « le Mélode ». Dieu au début du chant est nommé l’Eternel. C’est du moins le mot qu’on utilise en général mais qui n’est pas très juste pour rendre le sens original. « Sur essentiel » serait préférable ou même super substantiel pour désigner Celui qui est qualifié à la fin du chant « Dieu d’avant les siècles ». Mais évidemment ce sont des termes difficiles à comprendre et difficiles à chanter. Retiens seulement que c’est le Tout-Autre, l’Inaccessible (qu’on ne peut ni atteindre, n’y toucher) qui s’est fait petit enfant et donc s’est rendu très accessible au regard des hommes, les mages comme les simples bergers et même des animaux.  Voyons maintenant la suite, le bas de l’icône. A gauche, l’homme assis dans une pose méditative c’est Joseph, le père nourricier de Jésus. Sa position à part, séparé du groupe central signifie qu’il n’est pas le père de l’enfant dans la crèche. Joseph, tu sais, était au moment de cet événement le « fiancé » de Marie. Il deviendra ensuite son mari et jouera le rôle de père auprès de l’enfant Jésus. Joseph sur cette icône apparaît comme un homme assez âgé. Son visage auréolé est serein. Il semble complètement absorbé par une réflexion intérieure qui le rend peu présent envers le berger qui le regarde. Il contemple ce mystère inouï de la naissance virginale de l’enfant. On sait d’après le récit de St Matthieu qu’il avait eu des doutes et qu’il s’était apprêté à répudier Marie. Mais il a été rassuré par l’ange et ici il ne paraît pas tourmenté par un reste de doutes, comme certains iconographes le suggèrent.

A droite on voit la scène du bain. Deux femmes gracieuses préparent le bain de l’enfant que l’une d’elles assise, tient sur ses genoux. Le sens de cette scène est simple : elle confirme la nature humaine de Jésus qui, comme tout enfant nouveau-né, doit être lavé. C’était une chose fréquente dans le monde romain de représenter par une scène de bain la naissance d’un personnage dont on voulait évoquer la vie, par exemple, sur un sarcophage. Enveloppons maintenant toute l’icône de notre regard, on sent que ce qui prédomine – c’est la glorification du Fils de Dieu et une certaine allégresse qui s’exprime aussi dans la nature, la montagne, les astres, les rochers, les arbres, comme agités par le vent les fleurs, l’herbe dans laquelle se prélassent les moutons et le petit lapin. Tous, anges et hommes, arbres et bêtes semblent répondre à ce chant des matines de Noël (première du canon) :

« Le Christ naît, glorifiez-le, le christ descend des cieux, allez à sa rencontre, le Christ est sur la terre, relevezvous, chantez le Seigneur, toute la terre. »

Deuxième commentaire sur l’icône de la Nativité

Tu as devant toi l’image qui représente l’icône de la Nativité. Tu vas essayer de la reconstituer. En général on construit un puzzle en commençant par les bords. Nous, nous allons faire le contraire nous allons voir ce qui est représenté au centre car, comme tu peux l’imaginer, c’est le plus important.

Mais tout d’abord je voudrais voir avec toi la différence qu’il y a entre une image et une icône. Une image est la reproduction de la réalité. Les icônes tiennent une place importante dans la vie des fidèles orthodoxes. Il y en a dans les maisons, on prie devant. Il y en a dans les églises, on les vénère, c’est-à-dire que nous les embrassons après avoir fait le signe de la croix. Pourquoi ? Le sais-tu ? En fait c’est parce que l’icône n’est pas une simple image, elle nous fait entrer dans l’événement qui est représenté devant nous. Nous sommes nous aussi des acteurs de ce qui est représenté, nous faisons partie de la scène, nous pouvons parler avec les personnes qui sont là devant nous. Quand c’est l’icône d’un saint, celui ou celle qui est représenté est vraiment devant nous, c’est pour cela que nous pouvons lui parler, c’est-à-dire prier devant, lui dire nos soucis, lui demander de l’aide. Regardons attentivement cette image que tu reconstruis et voyons ce qui fait qu’elle n’est pas la reproduction d’une image mais bien la reproduction d’une icône.

Que voyons-nous ? Au centre, nous voyons un nouveau-né mis dans ce qui peut être appelé un berceau, mais uniquement parce que c’est comme cela que l’on nomme l’objet dans lequel on pose un enfant. C’est donc lui le personnage principal et c’est sa naissance que nous fêtons. Le berceau fait plus penser à un petit tombeau, et il est au milieu d’une grotte. Situation étrange pour un nouveau-né. Au-dessus de lui nous voyons un boeuf et un âne. Une femme, qui doit être la maman du bébé, est couchée à côté de lui, mais elle lui tourne le dos en quelque sorte, et au lieu de s’occuper de son enfant, elle regarde un homme qui est peint en bas à gauche de l’icône. Qu’est-ce que tout cela veut dire ? Nous pouvons trouver une partie de la réponse à cette question dans l’évangile de Luc. Les Évangiles ont été écrits par 4 personnes qui ont raconté l’histoire de Jésus qui est né, a vécu parmi les hommes, est mort sur la Croix et est ressuscité au bout de 3 jours. Ils nous disent également que grâce à lui nous pouvons, nous aussi, ressusciter, que la mort n’est pas définitive. Saint Luc donc nous raconte la naissance de Jésus. Il nous dit que Marie la Mère de Jésus était arrivée à Bethléem qu’elle était enceinte et que le temps d’accoucher était arrivé. Or il n’y avait pas de place pour eux dans la ville car il y avait beaucoup, beaucoup de monde. Et c’est donc là que Marie accoucha et mit Jésus dans une mangeoire. Cette mangeoire est représentée ici comme un petit tombeau parce que quand Jésus va grandir Il va apprendre aux hommes à vivre comme Dieu le leur demande et Il sera mis à mort, comme je l’ai dit plus haut, déposé dans une grotte, et emmailloté de la même manière qu’il est représenté ici. Il va ressusciter et nous ressusciter avec lui. Dans l’icône de la naissance du Christ, on entrevoit déjà toute son action pour sauver les hommes de la mort. Toute l’action future de Jésus est déjà représentée. On voit au-dessus du petit enfant un boeuf et un âne qui représentent toute la création. En effet toute la création se réjouit à cause de la naissance de ce petit enfant.

L’autre personnage important de cette icône, et qui se trouve aussi au centre, est la mère de Jésus, elle s’appelle Marie. Le même évangéliste Luc nous apprend comment un ange un jour apparut à Marie, elle n’était pas mariée, et il lui dit qu’elle va être enceinte, qu’elle va attendre un bébé. Elle répond qu’elle n’est pas mariée et demande comment cela sera-t-il possible ! L’ange lui répond que c’est le Saint-Esprit qui va descendre sur elle et qu’elle va concevoir un enfant, que le père de cet enfant sera Dieu. C’est cette nouvelle extraordinaire que la Vierge veut nous raconter, c’est pour cela qu’elle n’est pas tournée vers son petit bébé, elle est tournée vers Joseph, l’homme qui va servir de père sur la terre au Fils de Dieu qui est né aujourd’hui. Marie devenue la Mère du Fils de Dieu est ainsi dépeinte comme une reine. En effet elle va devenir la Reine du Ciel, c’est la couleur pourpre de sa robe qui nous le montre (le pourpre est la couleur de la royauté).

D’autre part observe bien son habit, elle a sur les épaules et au-dessus du front des étoiles dessinées. Ces étoiles, nous disent, nous montrent qu’elle n’a pas eu de mari ni avant la naissance de Jésus ni après, qu’elle a toujours été vierge, c’est pour cela qu’on va l’appeler la Vierge Marie, Mère de Dieu.

Il y a encore au centre un autre élément important : l’étoile qui se trouve au-dessus de Jésus. Cette étoile comme tu peux le remarquer vient du ciel. Elle a son origine dans le demi-cercle qui se trouve tout en haut de l’icône. Ce demi-cercle est la marque, le symbole de Dieu dans plusieurs icônes, l’icône du Baptême du Christ ou celle de la Transfiguration. On ne peut représenter Dieu le Père, mais son action dans le monde est ainsi symbolisée par ce demi-cercle. Le rayon qui part de ce demi-cercle désigne le nouveau-né, ce nouveau-né a pour père le Dieu du Ciel.

Écoutons un des chants de cette fête qui nous explique exactement la même chose que ce qui est représenté ici au centre de l’icône. Écoutons ce chant et en regardant l’icône, nous comprendrons un peu mieux le sens de la fête de Noël :

La Vierge aujourd’hui enfante celui qui surpasse tous les êtres et la terre offre une grotte à l’Inaccessible, les anges le glorifient avec les bergers et les mages font route avec l’étoile, car Il est né petit enfant pour nous, le Dieu d’avant les siècles.

Voilà pour le centre. Voyons maintenant si tu veux, les éléments qui entourent les personnages du centre. Tout d’abord à gauche il y a trois cavaliers qui sont à cheval, qui montent sur la montagne de la grotte. Ce sont trois mages venus d’Orient et qui ont été menés par l’étoile pour arriver à Jésus. C’est l’évangéliste Matthieu qui nous raconte leur histoire. Ils cherchent le roi qui vient de naître, car ils ont vu son étoile apparaître dans le ciel. C’est elle qui leur montre le chemin. Arrivés à l’endroit où se trouve Jésus ils lui offrent des cadeaux, de l’or comme à un roi, de l’encens comme à un prêtre car c’est lui qui va nous mener à Dieu, de la myrrhe car il va mourir comme un homme mais également ressuscité pour nous. Ils ont pour guide l’étoile, mais sur l’icône, nous voyons qu’en réalité c’est un ange qui leur montre le chemin. Ces mages venus de loin et qui ne font pas partie du peuple hébreu, du peuple élu par Dieu, montrent que c’est pour tous les peuples que Jésus est né, c’est tous les peuples que Jésus est venu sauver.

Voyons ensuite à droite. Là, on voit deux bergers, reconnaissables à leurs bâtons. Eux aussi ont la tête tournée vers le ciel et ils écoutent, ils écoutent un ange qui leur dit :

«Soyez sans crainte, car voici, je viens vous annoncer une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple: Il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur qui est le Christ Seigneur ; et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » C’est l’évangéliste Luc qui nous donne ces détails. Cette apparition de l’ange à de simples bergers, qui prennent tout de suite la nouvelle au sérieux, nous montre une fois encore l’importance de l’événement. Ils parlent du Sauveur, du Christ Seigneur, ils indiquent clairement que ce nouveau-né est le Messie tant attendu par tout le peuple d’Israël. Les bergers vont tout de suite décider d’aller voir ce qui c’est passé et ils trouvent tout comme cela leur avait été dit par l’ange, et ils racontent tout cela à qui veut bien les écouter. Ce sont en fait les premiers apôtres du Christ, mais malheureusement peu de gens ont écouté ce qu’ils disaient.

On voit aussi au milieu, une armée d’anges qui chantent à la gloire de Dieu. Ils sont émerveillés par les oeuvres de Dieu. Il est le Dieu qui fait des merveilles. Il le glorifient par les mots que nous retrouvons dans l’évangile de Luc :

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre, paix pour ses bien-aimés. »

En bas à gauche, l’un des bergers vient raconter tout cela à Joseph, Joseph est celui qui a accepté de prendre en charge cet enfant qui est né de façon très mystérieuse. Il est ici représenté pensif, il ne comprend pas comment cela est possible. C’est un grand mystère pour tous les hommes comment se fait-il qu’une jeune vierge puisse donner naissance à un enfant, le Fils du Dieu Très haut. Nous savons qu’un ange est venu la nuit dire à Joseph : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse: ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint, et elle enfantera un fils auquel tu donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Et là le berger vient confirmer cette nouvelle extraordinaire.

En bas à droite, nous voyons deux femmes s’affairer et donner le bain au nouveau-né. Cet épisode est là pour bien montrer que le Fils de Dieu est devenu homme un homme véritable qui, quand il est né, a eu besoin que l’on s ’occupe de lui, il ne pouvait rien faire tout seul, il avait besoin que des personnes de bonne volonté le prennent en charge, sans cela il ne pouvait survivre.

Jésus est né pour nous sauver, c’est un événement extraordinaire, une nouvelle surprenante, joyeuse, cette joie s’exprime dans la beauté de l’icône, dans les couleurs tout est or et la couleur dominante est le rouge qui est la couleur de la joie. Les arbres sont tout verts, il y a de la verdure partout, la nature participe à la joie de l’humanité.

Mais nous dans tout cela ? Je t’ai décrit l’icône où sont représentés des événements qui n’ont pas eu lieu au même moment. Les mages ont voyagé et sont arrivés bien après la naissance elle-même. Je t’ai dit tout au début que l’icône nous fait entrer dans l’événement qu’elle décrit, saurons-nous être présent dans cette icône là ? Quel rôle pourrons-nous jouer ? Saurons nous donner les soins au nouveau-né pour qu’il puisse grandir dans notre coeur, car Jésus veut vivre dans notre coeur. Saurons nous être à l’écoute des merveilles de Dieu comme les bergers ont su le faire et ensuite aller le raconter autour de nous ? Saurons-nous apporter au Christ des offrandes comme l’ont fait les rois mages ? Saurons-nous lui apporter les bonnes actions qui sont le fruit de notre amour pour lui ?

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2 Réponses à Commentaires sur l’icône de la Nativité

  1. lefebvre

    Bonjour,
    Où est exposé ou situé l’icone de la Nativité, sujet de votre intéressante analyse?
    Merci d’avance de voter aide.
    Respectueusement.
    Nathalie Miel

  2. Herve

    Bonjour Nathalie,

    Je vous remercie pour votre message.
    Je ne sais pas où est exposé cette icône, mais toutes les icônes de la nativité respectent, grosso-modo, cette disposition.
    Je ne suis pas l’auteur de cette analyse.

    Hervé

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