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Ordo du dimanche 6 mars 2011

Ecrit par Herve le Samedi 5 mars 2011

Dimanche 6 mars 2011
de l’exil d’Adam et du Pardon (dernier jour des laitages et des œufs) t. 8, rés.8.

Tropaire de la Résurrection, t. 8 : Du Ciel Tu descendis, ô Dieu de miséricorde ;+ trois jours dans le tombeau Tu souffris de demeurer pour nous délivrer de nos péchés ;/ notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !//

Tropar, glasul 8: Dintru înălţime Te-ai pogorât, Milostive; îngropare ai luat de trei zile, ca să ne slobozeşti pe noi din patimi. Cela ce eşti Viaţa şi Învierea noastră, Doamne, slavă Ţie!

Tropaire(s) de l’égliseGloire au Père et au Fils et au saint Esprit… Kondakion(a) de l’égliseEt maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen !

Kondakion du Triode, ton 6 (n. trad.) : Initiateur en sagesse et Guide en intelligence,+ Pédagogue des égarés,+ Protecteur des pauvres,/ fortifie et instruis mon cœur, ô Maître !/ Accorde-moi la parole, ô Parole du Père,/ car je ne puis retenir mes lèvres de te crier : « Ô Miséricordieux, fais-moi miséricorde, à moi qui me suis trompé! »//

Condacul Triodului, glasul al 6-lea : Al întelepciunii Îndreptàtorule si de stiintà Dàtàtorule, al celor neîntelepti Învàtàtorule si al sàracilor Sprijinitorul, întàreste si întelepteste inima mea, Stàpâne ! Dà-mi cuvânt, Cuvinte al Tatàlui, cà iatà buzele mele nu le opresc a striga càtre Tine : Îndurate, miluieste-mà pe mine, cel càzut !

Prokimenon du Triode, t. 8 : Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur notre Dieu ! // V/ : Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand!

Epître : Romains 13, 11-14 ; 14, 1-4 (n. trad.) Frères, vous savez en quelle circonstance favorable nous sommes : voici l’heure de vous lever du sommeil ; en effet le salut est désormais plus près de nous que lorsque la foi nous fut donnée. La nuit s’avance, le jour est proche. Laissons là les œuvres de ténèbres et revêtons les armes de lumière. Comme en plein jour, conduisons-nous avec dignité : point de ripailles ni d’enivrement, pas de mollesse ni de mœurs relâchées, pas de querelles ni de rivalités. Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ, et n’accomplissez pas les projets de la chair pour en satisfaire les convoitises. Envers celui qui est faible dans la foi, soyez accueillants, sans vouloir discuter des opinions. Tel a confiance qu’il peut manger de tout, tel autre, par faiblesse, se nourrit de légumes. Que celui qui mange ne méprise pas celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge pas celui qui mange, puisque Dieu l’a accueilli. Toi, qui es-tu, qui juge le serviteur d’autrui ? Qu’il demeure ferme ou qu’il tombe, c’est l’affaire de son maître. D’ailleurs il restera ferme, car le Seigneur a le pouvoir de le soutenir.

Fratilor, stiti în ce timp ne gàsim, càci este chiar ceasul sà và treziti din somn ; càci acum mântuirea este mai aproape de noi, decât atunci când am crezut. Noaptea e pe sfârsite ; ziua este aproape. Sà lepàdàm dar lucrurile întunericului si sà ne îmbràcàm cu armele luminii. Sà umblàm cuviincios, ca ziua : nu în ospete si în betii, nu în desfrânàri si în fapte de rusine, nu în ceartà si în pizmà. Ci îmbràcati-và în Domnul Iisus Hristos si grija de trup sà nu o faceti spre pofte. Primiti-l pe cel slab în credintà fàrà sà-i judecati gândurile. Unul crede sà mànânce de toate ; cel slab însà mànâncà legume. Cel ce mànâncà sà nu dispretuaiscà pe cel ce nu mànâncà ; iar cel ce nu mànâncà sà nu osândeascà pe cel ce mànâncà, fiindcà Dumnezeu l-a primit. Cine esti tu, ca sà judeci pe sluga altuia ? Pentru stàpânul sàu stà sau cade. Dar va sta, càci Domnul are putere ca sà-l facà sà stea.

Alléluia du Triode, t. 4 (Ps 91, 2 et 3) : Il est bon de confesser le Seigneur, et de chanter pour ton Nom, Très-Haut ! – pour annoncer au matin ta miséricorde, et ta vérité durant la nuit !

Evangile : Matthieu 6, 14-21 (n. trad.)

En ce temps-là, le Seigneur dit : « Si vous pardonnez leurs fautes aux hommes, votre Père céleste vous pardonnera à vous aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas vos fautes. Quand vous jeûnez, ne devenez pas comme les hypocrites à l’air triste : ils dissimulent leur visage pour apparaître aux gens comme jeûnant. Amen, Je vous le dis, ils ont reçu leur salaire. Toi, quand tu jeûnes, frotte-toi la tête d’huile et lave-toi le visage, pour paraître jeûner non devant les gens, mais devant ton Père qui est dans le secret ; et ton Père qui voit dans le secret te le rendra.

Ne vous amassez pas de trésors sur la terre où les vers et la corrosion les rongent, et où les voleurs percent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel où ni vers ni corrosion ne rongent, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent : car là où est ton trésor, là sera également ton cœur. »

Cà de veti ierta oamenilor greselile lor, ierta-va si vouà Tatàl vostru Cel ceresc ; iar de nu veti ierta oamenilor greselile lor, nici Tatàl vostru nu và va ierta greselile voastre. Când postiti, nu fiti tristi ca fàtarnici ; cà ei îsi smolesc fetele, ca sà se arate oamenilor cà postesc. Adevàrat gràiesc vouà, si-au luat plata lor. Tu însà, când postesti, unge capul tàu si fata ta o spalà, ca sà nu te aràti oamenilor cà postesti, ci Tatàl tàu care este în ascuns, si Tatàl tàu care vede în ascuns îti va ràsplàti tie. Nu và adunati comori pe pàmânt, unde molia si rugina le stricà si unde furii le sapà si le furà. Ci adunati-và comori în cer, unde nici molia, nici rugina nu le stricà, unde furii nu le sapà si nu le furà. Càci unde este comoara ta, acolo va fi si inima ta.

Catéchèse : le jeûne pour la Bible et l’Eglise (d’après P. Placide, Humilier son âme par le jeûne, monastère Saint-Antoine-le-Grand, 2007) .

1) Le jeûne, dans l’Ancien Testament, est surtout un rite pénitentiel, en relation avec l’Alliance, envers laquelle le péché est une infidélité, et qui est restaurée par le repentir. Accompagné des manifestations traditionnelles du deuil, il apparaît dans la Bible comme l’expression d’une profond repentir, tel celui manifesté par Achab sous les reproches d’Elie : « Quand Achab entendit ces paroles, il déchira ses vêtements, mit un sac à même sa chair, jeûne, coucha avec le sac et marcha à pas lents » (1Rois 21, 27 ; cf. Sam.7, 6 ; Joël, 1, 13-15).

2) Le jeûne est étroitement lié à l’idée de supplication. L’Israélite pieux ne concevait pas une prière instante sans le soutien du jeûne (cf. Judith, 4, 9-13). Le peuple ou l’Israélite fidèle implore la délivrance d’une épreuve à caractère de châtiment… Mais, plus largement, il s’agit « d’humilier son âme » pour exprimer une attitude d’abandon total et confiant ; le jeûne est « le comportement typique de quiconque ne compte plus que sur le seul secours de Dieu » (Regamey, Redécouverte du jeûne, Paris, 1959). Le jeûne peut ainsi devenir le signe d’une intercession instante pour autrui (Ps.35, 13). Le croyant jeûne pour les autres, pour le monde.

3) le jeûne joue à la fois le rôle d’une intercession pour l’homme ou le peuple pécheur, et celui d’une préparation à la rencontre de Dieu. Pour exprimer son respect envers autrui, l’homme accepte de se gêner, de renoncer à ses aises et à ses plaisirs ; à plus forte raison, la crainte qui saisit la créature à l’approche de la majesté du Seigneur peut-elle inspirer des comportements analogues où le jeûne a sa place, à côté de l’enlèvement des sandales, du voile sur le visage, de l’abstinence sexuelle, de l’interdiction de toucher le lieu sacré ou d’en approcher. Ce sont des comportements symboliques en face de la sainteté divine chez celui qui a le sens de l’unité profonde de  son être humain, corps et âme, et le sens de la sainteté et de la transcendance de Dieu.

4) les prophètes d’Israël, contre le formalisme et l’hypocrisie, et sans condamner le culte en lui-même, ont fortement souligné la nécessité d’accompagner les sacrifices et les jeûnes de dispositions intérieures correspondantes, sans négliger d’accomplir les préceptes plus essentiels de l’amour du prochain et de la justice sociale (Os.6, 6 ; Is.58, 6-7). « La prière est bonne avec le jeûne, et l’aumône vaut mieux que l’or et les trésors » (Tobie, 12, 8). Ainsi se trouve constituée la trilogie, jeûne, prière, aumône, dont héritera la tradition chrétienne.

5) Dans l’Eglise, le jeûne a un sens nouveau par rapport à la personne de Jésus et au don de l’Esprit : préparation à la joie pascale, conversion, participation à la Pâque du Christ, manifestation de l’amour de Dieu…

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